4 184 kilomètres de dépassement – L’exploit d’Éric Dareville sur le Pacific Crest Trail. Cet originaire de Bourgogne, revient d’une aventure hors norme.
Durant près de six mois, il a parcouru le Pacific Crest Trail (PCT), un itinéraire mythique de 4 184 kilomètres reliant la frontière mexicaine au Canada.
Trois États traversés – Californie, Oregon, Washington – et une succession d’épreuves physiques et mentales qui l’ont confronté à ses propres limites.
L’exploit d’Éric Dareville – Une odyssée de six mois à travers les États-Unis
Le désert comme premier adversaire
Dès le départ, le ton est donné : plus de 1 100 kilomètres de désert californien, chaleur écrasante, manque d’eau et solitude.
Beaucoup d’aventuriers abandonnent dès cette portion, mais Dareville s’accroche malgré des douleurs persistantes aux genoux.
Les premières semaines lui rappellent que le PCT n’est pas une randonnée contemplative, mais une lutte quotidienne contre la faim, la soif et la fatigue.
La Sierra Nevada, un passage dantesque
L’une des étapes les plus redoutées est la traversée de la Sierra Nevada. Attendu avec un enneigement normal, le massif s’avère piégeux à cause de tempêtes tardives.
Dareville progresse parfois dans une neige molle qui cède jusqu’à la taille, cassant ses bâtons de marche et perdant le moral.
À ce moment-là, l’idée d’abandonner devient une tentation réelle.
Un compagnon providentiel
Heureusement, le hasard des rencontres change la donne. Très tôt dans son parcours, il croise un autre randonneur avec qui il partagera des milliers de kilomètres.
Dans les moments les plus difficiles, cette solidarité devient un moteur. Ensemble, ils décident de reporter une partie de la Sierra Nevada, trop dangereuse, pour y revenir plus tard.
Ce choix raisonné lui sauve probablement la vie.
L’Oregon et Washington comme derniers chapitres
Après avoir franchi les montagnes, Dareville poursuit vers le nord. L’Oregon lui impose une autre épreuve : des nuées de moustiques.
Puis vient l’État de Washington, dernier tronçon avant la frontière canadienne, atteinte fin août 2025.
Fidèle à sa promesse, il retournera quelques jours plus tard en Sierra Nevada pour achever les 400 kilomètres manquants, complétant ainsi l’intégralité du parcours.
L’exploit d’Éric Dareville – Plus qu’un exploit sportif, une quête de sens
Au-delà de la performance physique, ce périple est pour lui une quête personnelle.
Marqué par la perte de sa mère au début de l’aventure, il a trouvé dans ce défi une manière de se dépasser tout en réaffirmant l’importance de la famille, des rencontres et du retour à l’essentiel.
Parmi ses souvenirs, celui d’Anita, gérante d’un café mythique sur le parcours, symbolise cette chaleur humaine qui jalonne l’itinéraire.
Et après ?
De retour en France, Dareville veut désormais donner une autre direction à sa vie professionnelle.
Pas question pour lui de se lancer sur un nouveau parcours aussi extrême, mais plutôt de chercher un métier en accord avec ses valeurs, tout en continuant de courir.
Son Pacific Crest Trail restera une expérience fondatrice, faite de lutte, de doutes, mais surtout d’une immense victoire sur lui-même.
Bien s’équiper pour le sport



