La course des disparus – Une légende urbaine née d’un trail nocturne. Un groupe de coureurs s’élance dans une forêt pour une course d’Halloween… mais seuls certains franchissent la ligne d’arrivée.
Depuis, chaque année, des lampes frontales apparaissent mystérieusement sur le sentier. Une rumeur devenue tradition. Et une belle histoire à raconter pour Halloween.

La course des disparus – La légende d’Halloween qui hante les traileurs
Dans le monde du trail, les histoires d’effort et de courage ne manquent pas. Mais celle du Bois de la Dame Blanche, elle, glace encore le sang des coureurs du massif de la Chartreuse.
Chaque année, à Halloween, des dizaines de passionnés s’y retrouvent pour revivre la “course des disparus”, une tradition née d’un fait aussi étrange que fascinant.
Quand un trail vire au mystère
Tout commence un soir d’octobre 2012. Le club local de running organise une course nocturne comme il en existe des centaines.
15 kilomètres de chemins boueux, quelques montées raides, et une ambiance bon enfant malgré le froid et la brume.
Mais au petit matin, deux coureurs manquent à l’appel. Leurs lampes frontales sont retrouvées allumées au bord d’un sentier, leurs traces s’effacent dans la boue.
Aucun cri, aucun témoin. Juste le silence de la forêt. La gendarmerie fouille les bois. Les secours, habitués aux terrains escarpés, déploient des équipes cynophiles.
Rien. Les disparus ne seront jamais retrouvés.
La naissance d’une légende
Les années passent. L’histoire se transforme. Certains racontent avoir vu des silhouettes courir dans la brume, d’autres jurent avoir croisé une frontale flottant entre les arbres.
Rapidement, la “course des disparus” devient un rituel d’Halloween pour les trailers de la région. Pas de dossard, pas de chrono, juste une promesse : affronter la forêt… et ses souvenirs.

La course des disparus – Tentative d’explication… ou simple illusion collective ?
Les anciens du coin aiment raconter que les disparus auraient suivi un ancien sentier oublié, effondré depuis, qui menait à une mine désaffectée.
Une piste que les secours n’auraient jamais pu explorer en raison d’un glissement de terrain survenu quelques jours plus tard.
D’autres évoquent un phénomène météorologique rare : une brume électrostatique capable de perturber les lampes frontales et les boussoles, plongeant les coureurs dans une confusion totale.
Les plus rationnels, eux, parlent d’une simple erreur d’orientation amplifiée par la peur et la fatigue.
Mais chaque automne, quand la brume retombe sur le Bois de la Dame Blanche et que les frontales s’allument à nouveau, le doute persiste.
Coïncidence ou malédiction ? Chacun se forge sa vérité… en courant plus vite.
Entre peur et passion
Aujourd’hui, ils sont une centaine à participer chaque 31 octobre. Départ à 21h, sans lumière, dans un silence total.
Chacun court à son rythme, guidé par le bruit de ses pas et le souffle glacé du vent. “C’est une expérience à part, explique Claire, une habituée.
On court contre soi-même, mais aussi contre la peur. La forêt a une âme ici.” Les organisateurs ont transformé la peur en hommage. Une course symbolique, entre sport, mémoire et frisson.
Le running, terrain de légendes
Si cette histoire fascine, c’est qu’elle mêle tout ce que les coureurs aiment : le dépassement, la nature et l’inconnu. Le trail a toujours flirté avec les limites du corps… et parfois de l’esprit.
Courir la nuit, seul dans les bois, c’est accepter l’idée que tout peut arriver. Une branche qui craque. Une ombre qui bouge.
Un souffle derrière soi. L’Halloween du trailer, c’est un mélange d’endorphines et d’adrénaline pure.

La course des disparus – Quand le sport rejoint le mythe
La “course des disparus” n’est pas qu’une légende. C’est un rendez-vous sportif et symbolique, où la communauté running célèbre la mémoire, la peur et la solidarité.
Chaque année, une partie des inscriptions est reversée aux équipes de secours en montagne, un clin d’œil aux sauveteurs qui avaient cherché les disparus.
Une belle manière de rappeler que, même dans les ténèbres, l’esprit de l’entraide reste la plus belle lumière.
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